Une liste noire Hadopi contre le piratage


Une liste noire Hadopi contre le piratage

Une liste noire des sites à bannir pour lutter contre le piratage : voilà la proposition faite par Fleur Pèlerin le 15 octobre dernier.

Lever la zone de non droit

La ministre de la Culture et de la Communication a défendu son projet devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale en milieu de semaine dernière. Selon elle, afin de lutter plus efficacement contre le piratage, il faudrait donc établir une liste noire comprenant tous les sites illicites, c’est-à-dire les sites de download bénéficiant de la zone de non-droit et de flou qui perdure encore dans la législation française. Car c’est principalement à partir de ces sites que les internautes téléchargent illégalement la majorité des films, séries et albums protégés sans en avoir le droit, et bien sûr sans être inquiétés d’aucune façon par Hadopi.

Cette liste, qui se veut exhaustive, permettra donc à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet de prévenir les internautes en amont, et donc de fixer un cadre pour engager ensuite des poursuites contre les contrevenants.
En effet, avec une telle liste officiellement annoncée dans la loi, et le principe qui veut que nul n’est sensé ignorer la loi, chaque citoyen ne pourra dorénavant se défendre de ne pas être au courant que télécharger un film sur ces plateformes n’était pas légal.

Mettre en avant les sites légaux

Puisqu’il n’est pas possible de menacer les sites eux-mêmes, ce sont donc les utilisateurs qui seront visés avec cette mesure. Hadopi prévoit toutefois de ne lister que les sites « massivement contrefaisants ». Ceci exclurait donc, par exemple, la plateforme YouTube, qui bien que pouvant parfois héberger des contenus illicites, n’a pas cette fonction première ; contrairement à ThePirateBay, par exemple, dont le seul but est de lister les fichiers .torrent en téléchargement direct.

Cette liste permettra également aux internautes les plus honnêtes de pouvoir rapidement identifier les sites et services qui, au contraire, propose une offre parfaitement légale, et sont parfois méconnus. C’est notamment le cas des plateformes de téléchargement légales de musique comme Jamendo ou Beezik, qui rémunèrent les artiste grâce à la publicité, ou encore de la plateforme de VoD et SVoD FilmoTV, qui, moyennant un abonnement de moins de 10€/mois, permet l’accès illimité à plusieurs centaines de films !



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