Les données des photos numériques au service des autorités


Les données des photos numériques au service des autorités

Les photos numériques contiennent de nombreuses données techniques qui aident gendarmes et policiers dans leurs enquêtes ; ainsi, lorsque ceux-ci ont accès à un smartphone et à son contenu, ils peuvent en tirer d’importants renseignements.

Les métadonnées des photos numériques

Lorsqu’une photo est prise avec un téléphone, un fichier technique en mode texte est automatiquement créé et inséré dans l’image, sous le format EXIF (Exchangeable Image File Format). Inaccessible à l’utilisateur de base, elles peuvent être extraites par un logiciel spécialisé. Ainsi, les enquêteurs découvrent de nombreuses informations : codes d’identification et réglages de l’appareil, date et heure précise du cliché, coordonnées GPS du lieu, à quelques centimètres près. Et même si les photos ont été effacées du téléphone, elles sont généralement envoyées de manière automatique vers un service de stockage (DropBox, Apple iCloud) ; il est alors possible, avec une commission rogatoire internationale, de les récupérer.

L’utilisation des métadonnées par les autorités

Grâce à ces données, les enquêteurs peuvent reconstituer l’itinéraire de l’utilisateur du smartphone, ainsi que son emploi du temps. Certes, les propriétaires des appareils dont la présence sur les lieux d’un délit ou d’un crime est ainsi prouvée peuvent se défendre en invoquant le vol de leur téléphone, mais souvent, leur assertion tombe devant la présence d’une photo les représentant. L’alliance du relevé de relais GMS avec un selfie localisé et daté constitue dès lors une preuve bien suffisante. Des photos prises par inadvertance peuvent également être exploitées ; de même, la recherche des coordonnées GPS peut permettre de localiser des adresses dissimulées.